Sécurité : l’emballage a encore beaucoup à proposer

 

En matière de sécurité, deux catégories de produits font l’objet d’une attention toute particulière de la part des consommateurs et des pouvoirs publics : les produits alimentaires et les produits pharmaceutiques. Et l’emballage, bien qu’ayant déjà largement contribué par le passé à réduire le risque d’accidents, est ici à nouveau en première ligne pour accompagner les industriels dans l’évolution des réglementations.

Plus loin dans la prévention des contaminations alimentaires

Comme le souligne Richard Mallett dans sa tribune, la réglementation s’organise désormais au niveau mondial autour du principe de tolérance zéro vis-à-vis de la contamination des aliments. Prévention et contrôle sont les maîtres-mots de cette traque, qui s’étend des matières premières aux équipements de distribution. En matière de process et de conditionnement, les efforts se concentrent sur :

–  une conception toujours plus hygiénique des machines pour abaisser encore le risque de contamination et simplifier les opérations de nettoyage,

–  la mise en oeuvre de nouveaux procédés de décontamination des emballages, tout aussi efficaces sur le plan bactériologique mais présentant moins de risques sur le plan chimique,

–  le contrôle à 100% en sortie de chaîne pour détecter le moindre défaut susceptible d’affecter la fonction de protection contre les contaminations externes.

Tracer et identifier pour éradiquer la contrefaçon

La contrefaçon de produits pharmaceutiques est un fléau mondial, qui ne touche plus uniquement les réseaux de distribution parallèles, mais s’est également immiscé au sein des réseaux officiels. Les pouvoirs publics ont donc décidé de tout mettre en oeuvre pour que professionnels et consommateurs puissent s’assurer de l’origine de leurs médicaments. Et les emballages s’adaptent en intégrant des systèmes d’identification complexes ainsi que des codes de type Datamatrix, capables de stocker une quantité importante de données, pour que demain chaque boîte de médicament vendue puisse être intégralement tracée, de son départ du laboratoire à son arrivée chez le patient.

Pour en savoir plus à ce sujet, lire la tribune d’Eric Drapé.

Systèmes de fermeture : de la barrière de protection à l’alarme anti-intrusion

Le développement de systèmes de fermeture capables de résister à l’imagination débordante des enfants sans pour autant rendre leur ouverture impossible aux séniors, de délivrer la juste dose de principe actif ou d’éviter la confusion entre les médicaments, reste un axe de recherche important chez les fabricants pour réduire le nombre d’accidents domestiques. Mais les systèmes de fermeture sont également appelés à jouer un rôle important dans les rayons des magasins, en protégeant les consommateurs et les marques contre les intrusions malveillantes. A cette fin, les témoins d’effraction se sophistiquent et s’intègrent à tous les types d’emballages, permettant ainsi de couvrir une gamme de produits de plus en plus étendue.

On aurait pu croire il y a quelques années encore que l’emballage atteindrait rapidement ses limites en matière de sécurisation de l’acte de consommation. C’était sans compter sur le développement de l’interactivité qui, en sollicitant l’action du consommateur, fera peut-être sauter demain le dernier verrou du zéro risque : le facteur humain.

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